D’où vient notre chat domestique ?

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D’où vient notre chat domestique ?

Il y a 65 millions d'années, les dinosaures et les grands reptiles s'éteignent, et ont ainsi permis l'expansion des mammifères jusqu'alors relativement peu nombreux.

L'évolution étant un long processus, plusieurs espèces sont nées et ont disparu pour créer il y a environ 10,8 millions d'année la première divergence chez les Félinés. Trois lignées sont ainsi apparues, avec des caractéristiques génétiques distinctes :

Les Pantherini, regroupant les grands félins d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud (lions, tigres, léopards, jaguars, …), à l'exception du puma et du guépard.

Les Acinonychiné, le genre des guépards, qui ne renferme que quelques espèces dont le physique et les mœurs sont très semblables. Surnommés les Cynailuru (chien-chat), les guépards sont les félins qui se rapprochent le plus des Canidés. Ils sont chats par la longue queue et la physionomie de la tête, mais hauts sur jambes comme les chiens.

  • Les Felini, qui constituent l'ensemble des autres félins modernes, répartis en 12 genres : les lynx, ocelots, pumas, caracals, … et la lignée de notre cher chat domestique !

La naissance du chat domestique

L'origine exacte et précise de nos chats domestiques est difficile à prouver tant les mélanges ont été nombreux ! Cependant, il semblerait que notre cher Felis Silvestris Catus soit issu du croisement de trois espèces de chats sauvages : le chat orné d'Inde (Felis Ornata), le chat ganté d'Afrique (Felis Libyca) et le chat des forêts d'Europe (Felis Silvestris Silvestris). Un vrai melting pot !

C'est cette dernière variété, le chat sauvage européen, qui en toute logique est la plus proche de notre chat domestique. Ses traces les plus anciennes remontent à 1,8 millions d'années et ont été trouvées lors de fouilles archéologiques dans un gisement en Italie.

Felis Silvestris Catus, qui es-tu ?

Par rapport à son cousin et ancêtre sauvage, notre chat domestique est plus petit est moins vigoureux. Son corps, sa tête et sa queue sont plus longs et minces. Cette dernière est généralement moins épaisse à l'extrémité qu'à la racine, tandis que celle du chat sauvage est également épaisse sur toute sa longueur.

Selon les races, issues de croisements effectués artificiellement par l'homme, les physionomies varient : taille, couleur de la robe, longueur du poil, forme des oreilles et de la tête. Ils sont donc tous différents, mais on trouve entre eux plus de similarités que de variations, contrairement aux chiens qui présentent une plus grande diversité en raison des nombreux croisements. Notre petit félin d'intérieur reste donc très proche de ses ancêtres sauvages, pour notre plus grand plaisir.